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mardi 22 juillet 2008

Tenons et mortaises, une base de charpente solide

Le toit d’un moulin-tour a beau être de forme conique, avec un cercle à la base, il repose toutefois sur une base rectangulaire. 

Cet immense socle est formé de grosses poutres qui serviront également de support à l’ensemble arbre-moteur/ailes/rouet. 

Outre le poids déjà important de cet ensemble, ce socle devra supporter les forces considérables générées par la poussée du vent sur les voiles et la rotation de l’arbre. Il devra aussi être suffisamment résistant pour supporter sans déformations les nombreuses rotations du toit lors des mises au vent de l’ensemble.

C’est donc une pièce maîtresse très importante pour l’avenir d’un moulin à vent.

L’ancienne base de notre structure était complètement effondrée. Nous avions pensé la remanier, mais elle n’aurait jamais pu tourner, et nous aurions condamné notre moulin à l’immobilité. 

C’est inconcevable, un moulin immobile !

Du coup, il aurait été inutile de lui remettre son “volant” (arbre/ailes) car nous ne voulions pas en faire un “faux” moulin, un “moulin-silhouette”. 

Nous ne savons pas jusqu’où nous pourrons mener notre restauration, mais nous avons pris la décision de donner à notre moulin la chance de retrouver un jour sa gloire passée, c’est à dire, de pouvoir un jour moudre de nouveau de la farine.

Nous voilà donc partis pour la première tranche des travaux de construction d’une charpente neuve : la base !

Les bois sont sur le terrain, 
la superbe tronçonneuse et son système de guidage sont aussi arrivés. 
Jean-François s’est donc mis au travail.

Pour assembler tout ça, 
il lui fallait faire des découpes dans les extrémités des poutres. 
Des “tenons”, qui entrent dans des” mortaises”. 



Voici, à l’aide d’un diaporama, la démonstration de son travail et de sa technique.



vendredi 18 juillet 2008

Une tronçonneuse pour tout faire

C’est très joli, un toit et des ailes qui tournent. Mais quel travail pour en arriver là !

 Il avait aidé Jean-François à les mettre en place sur leurs supports de parpaings. Maintenant, il ne restait plus qu’à assembler tout ça. Ce qui signifie, faire tout un tas d'opérations complexes allant de la taille des mortaises à l'assemblage des bois, leur ajustement, le boulonnage, etc...

Voici le chantier tel qu'il se présentait 
après le départ de Patrick.





Autrefois, à l’époque où notre moulin a été construit, c’est à dire, sans doute vers 1836, les charpentiers utilisaient des instruments manuels. Ils n’avaient pas d’outils comme aujourd’hui, des perceuses, meuleuses, visseuses...

Lors d’un voyage au Canada, au contact des forestiers, Jean-François avait découvert une technique particulière pour travailler le bois qui lui convenait davantage que l’utilisation des outils traditionnels et lui permettrait d’avancer plus rapidement le chantier.

Les canadiens avaient mis au point une sorte de système de guidage monté sur la tronçonneuse, et avec cet outil, ils faisaient des merveilles. 

Il a donc commencé des recherches sur Internet, et a fini par trouver un fournisseur en France qui lui a vendu le dernier système en sa possession. Il ne restait plus qu’à l’installer sur la tronçonneuse et à se mettre au travail.

Voici cet appareil qui a été l'outil principal de Jean-François durant les 2-3 ans qu'ont duré le chantier de construction de la charpente. Il est actuellement disponible ICI. (Société Binetruy)





Et, à titre d'information sur le fabuleux travail de nos ancêtres, voici un article de Wikipédia présentant le métier et les outils du charpentier avant la mécanisation.

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